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Votre prénom se lit-il sur votre visage?

votre prénom et votre visage
jeudi 12 juillet 2018, 10:13 %
J'ai réalisé deux film-textes sur ma chaîne YouTube qui parle de cette amusante possibilité de faire de la voyance en prononçant chaque syllabe d'un prénom et nom de famille et d'associer à la sonorité ce qui nous passe par la tête et qui, pourtant, sera une indication “secrète“ de l'individu concernée…. La cognomologie, nom donné par Me Garçon, vous permet de relier le nom à la terre de France à laquelle se réfère ce nom. (ex: Fenouillet (de fénolhet, foins en occitan, nom d'un village de la périphérie toulousaine où, autrefois, il y avait des tas de près à l'herbe grasse, pour les troupeaux au bord de la Garonne).
https://youtu.be/RQc9CT_7eDk
https://youtu.be/daxU2WPJ0uU
D'après une étude israélienne, un prénom déteindrait sur le visage de celui qui le porte comme les marques du temps sur le portrait de Dorian Gray, au point qu'il pourrait suffire de voir un visage pour deviner son prénom. Le prénom est une étiquette sociale. Deux équipes de chercheurs (HEC Paris, et IDC) et Columbia University) ont conduit une étude pour vérifier si le prénom avait une influence sur le visage de celui qui le porte au point qu'il serait possible de deviner un prénom à partir d'un visage. Partant du fait qu'il aurait déjà été envisagé que l'apparence du visage affecte la façon dont les caractéristiques personnelles d'une personne sont perçues et jugées par d'autres, la recherche actuelle s'est interrogée sur la possibilité inverse: la représentation sociale que les gens ont de notre prénom est-elle capable de déteindre sur notre visage au point que nous lui ressemblions? Avons-nous la tête d'une Chloé ou d'un Julien, par exemple?
À chaque prénom seraient associés des caractéristiques, des comportements, un style, qui s'imprimeraient peu à peu sur un visage et ces attentes stéréotypées joueraient le rôle pour l'individu qui le porte d'une prophétie auto-réalisatrice. Tout au long de notre existence, nous décalquerions les traits de notre visage sur l'image que l'on nous renvoie de nous-mêmes par le biais de notre prénom. Selon Yonat Zwebner: "Nous sommes soumis à la structuration sociale dès notre naissance, non seulement par notre sexe, notre origine ethnique et notre statut socio-économique, mais aussi par le simple choix que font les autres en nous donnant notre prénom“.
Partant de cette hypothèse que des stéréotypes physiques pourraient être influencés par un prénom, les chercheurs israéliens ont, dans un premier test, proposé une série de vingt clichés de dix hommes et dix femmes, chacun et chacune accompagnés de cinq prénoms, photographiés de face avec une expression neutre, à un panel d'étudiants israéliens. Le but était de déterminer si une personne est capable de choisir, intuitivement et sans erreur, dans une liste de quatre prénoms, comme par exemple Jacob, Dan, Josef, Nathaniel, le prénom qui correspond à la photo qu'on lui présente.
Les participants choisirent "Dan", qui était le prénom exact, 38 % du temps, ce qui dépasse le niveau de 25 % de chances qu'aurait donné le simple hasard. À la différence d'autres facteurs, tels que le sexe ou l'origine ethnique, un nom est un facteur social externe, choisi par d'autres et non inné. Les chercheurs ont alors supposé que le nom modelait l'apparence d'un visage, illustrant ainsi le pouvoir qu'un facteur social peut avoir sur notre identité.
Les chercheurs ont recommencé l'expérience avec d'autres prénoms culturellement rattachés à la culture israélienne et appartenant à la même génération que les participants, en s'assurant que ce n'était pas la popularité du prénom choisi qui influençait le choix. Ils ont obtenu les mêmes résultats.
L'expérience a été transposée en France avec des participants français et des prénoms intégrés à la culture française, comme par exemple, pour citer des prénoms féminins cette fois-ci, Claire, Charlotte, Amélie et Julie, avec les mêmes résultats.
Le prénom d'une personne aurait ainsi une certaine influence sur son physique et déteindrait en quelque sorte sur lui: "Nous partageons un stéréotype de Vincent, et quand nous rencontrons un Vincent, il y a quelque chose dans son visage qui fait qu'il est un Vincent, et pas un Romain. Il peut être blond, châtain, peu importe, mais il a juste une gueule de Vincent [...] L'explication est que nous ressentons une pression depuis notre plus jeune âge pour nous conformer à notre groupe social, auquel nous avons envie de plaire. Nous nous adressons différemment aux personnes depuis qu'elles sont bébés, nous les traitons différemment en fonction de leur prénom“.
Il semble donc que nous soyons capables de modeler légèrement les traits de notre visage à notre insu. Par exemple, les colériques peuvent avoir des muscles du visage plus tendus, ce qui contribue à développer leur mâchoire. Inversement, les gens calmes auront peut-être un visage plus lisse et plus détendu et ceux qui sont anxieux, plus facilement des rides. Cependant, il est difficile de trancher si c'est la personnalité qui affecte le plus l'apparence du visage ou si c'est l'inverse. C'est la fameuse histoire de l'œuf et de la poule.
Si nos émotions, notre anxiété, nos colères laissent des traces sur notre visage, il semble que notre prénom le modèle aussi sous l'influence de la pression de conformité: nous nous efforçons de faire plaisir à notre groupe d'appartenance, de lui renvoyer le résultat de ses attentes qui s'expriment depuis que nous sommes tout petits dans la façon qu'ont les autres de nous parler, de nous considérer, etc.
L'effet bouba/kiki est une correspondance non arbitraire entre la forme visuelle d'un objet et la suite de phones (c'est-à-dire la prononciation) qu'on lui associe, observée pour la première fois par le psychologue allemand-américain Wolfgang Köhler en 19291.
Il s'agit d'un phénomène synesthésique, ou plusieurs sens interagissent (comme lorsqu'on associe le rouge et le chaud, et le bleu et le froid).
On a constaté que l'effet se manifeste également lorsqu'il s'agit d'une paire de prénoms, suggérant qu'un degré de familiarité ne réprime pas l'effet. Une étude récente a démontré que les sondés tendent à apparier des prénoms comme Molly aux formes arrondies et des prénoms comme Kate aux dentelées. De surcroît, les individus associent certains traits (comme un caractère détendu) aux prénoms “arrondis“.
Ce bouba/kiki, serait un facteur en matière de l'évolution de langues, car il suggère que les noms attribués aux objets ne sont pas entièrement arbitraires. D'autres associations étonnantes (entres stimuli) ont été étudiées ou mises en évidence. Par exemple, les sons aigus sont largement associés aux couleurs claires, et les sons graves aux couleurs sombres...
Donc, le son de votre prénom peut-il être compatible avec la forme de votre visage? ou, mieux encore, la forme de votre visage peut-elle prédire la sonorité de votre prénom? C'est ce qu'ont cherché à savoir des scientifiques, via différentes études.
Il existe un ensemble bien connu d'études en psychologie cognitive sur ce qu'on appelle l'effet Kiki-Bouba. Dites le mot Kiki: votre bouche sourit lorsque vous le prononcez. Maintenant, dites le mot Bouba: vous arrondissez vos lèvres en O. La recherche suggère que les gens préfèrent assortir le mot Kiki à des formes angulaires plutôt qu'arrondies (comme si le mot sonnait "angulaire"), et préfèrent au contraire assortir des formes rondes au mot Bouba. Ici, c'est "B" qui a une sonorité "ronde", et "K" une sonorité plus "sèche". L'effet Bouba-Kiki suggère que les sons, donc les mots, qui désignent les choses ne sont pas une origine arbitraire.
Mais cela fonctionnerait-il aussi pour les visages? Les prénoms arrondis seraient-ils plus adaptés aux visages ronds, et les prénoms angulaires aux visages anguleux? Cette question a été abordée dans un article publié en 2018 dans la revue "Psychonomic Bulletin and Review", par David Barton et Jamin Halberstadt.
Dans les deux premières études de cet article, les participants ont vu des croquis ou photos de visages soit assez arrondis, soit assez anguleux. On leur a montré plusieurs prénoms qui pourraient correspondre à ces visages; certains prénoms exigeaient d'arrondir la bouche au moment de les prononcer (comme Bob), d'autres demandaient à sourire (comme Kirk). Les participants devaient classer ces prénoms selon leur correspondance probable aux visages, d'après eux.
En accord avec l'effet Kiki-Bouba, les prénoms nécessitant d'arrondir la bouche étaient en moyenne plus souvent donnés aux visages ronds, alors que les prénoms nécessitant de sourire étaient plutôt classés pour les visages anguleux. Les effets étaient faibles, mais cependant fiables dans ces deux études.

Une autre étude de cette série a jumelé au hasard des visages anguleux ou ronds avec des prénoms, et l'on a demandé aux participants de juger à quel point ils appréciaient la personne photographiée. Tout d'abord, le fait que les participants évaluent combien ils aimaient chaque visage a permis de voir si certains types de visages étaient plus appréciés que d'autres. Ensuite, les participants ont évalué le visage associé au nom, et établi leurs correspondances. Dans cette étude, les jugements des participants sur l'appréciation du visage jumelé à un prénom ne changeait pas selon la prononciation du prénom et la forme du visage.
Pour autant, nous ne sommes généralement pas conscients de la relation entre les sons prononcés et l'aspect de ce que nous voyons. En conséquence, ces petites influences de la compatibilité d'un prénom avec un visage peuvent avoir une influence sur le jugement que nous portons aux autres, sans en avoir conscience. Cela dit, bien que cette relation entre prénom et forme du visage soit uniforme d'une étude à l'autre, il est important de souligner que les effets sont minimes. Donc, même si cela nous dit effectivement quelque chose d'intéressant sur la relation entre son et vision, l'impact quotidien sur la façon dont nous nous traitons les uns les autres semble négligeable.
Mais si, vous avez bien la tête de votre prénom! Cette affirmation est-elle complètement irrationnelle? Pourquoi nous sentons-nous vaguement coupables lorsque nous pensons qu'untel a bien la tête d'un Vincent ou serions-nous choqués de nous l'entendre dire? S'interrogeant sur le caractère apparemment pseudoscientifique de ce jugement, les chercheurs franco-israéliens ont démontré par leur étude qu'il est -en réalité- objectivement fondé et qu'il a un effet auto-réalisant. Notre visage est un miroir dont notre prénom est l'étiquette, déchiffrable par ceux qui font partie de notre tribu. Au-delà de notre sexe, de notre âge, de notre origine ethnique, les stéréotypes liés à notre prénom, contribueraient -en partie- à sceller notre destinée… Mais bon, tout de même, c'est une autre histoire, la destinée.

Mon portable recommence ses bizarreries

télépsychie
samedi 30 juin 2018, 06:29
Je devrais signaler chaque événement de ce type. Ce n'est pas parce que je n'en fait pas écho qu'ils ne se produisent pas: télé qui s'éteint seule en plein film S.F., claquements et bruits divers dans la maison, trucs invisibles qui semblent “tomber“… j'en ai déjà parlé.
le cendrier qui obéissait à mes demandes: https://youtu.be/cDX8XtpSKz8
https://youtu.be/eEkjbk-pVgk
ou bien celui-ci qui m'a laissée bien ébahie: https://youtu.be/JCmHXyXbKKI
Il y a longtemps qu'il n'avait pas bougé, celui-là!
https://youtu.be/nOcDzumRhgY
et tellement d'autres dont j'ai répertorié les plus étranges et “surnaturels“ dans l'archive 13 du blog de mon site: www.josyanejoyce.com
Aussi avons-nous été bien surprises ma fille et moi. Vers 20 heures, je préparais le repas du soir, ce vendredi 29 juin 2018, et m'apprêtais à disposer le couvert dans la salle-à-manger lorsque j'ai entendu le portable vibrer.. une fois, deux fois… j'ai trouvé cela étrange et en ouvrant le clapet de l'appareil (je passe plus de 8 h par jour sur mon PC et donc, un smartphone ne me semble pas utile puisque j'ai internet en une seconde lorsque je désire surfer) et je m'aperçois et j'ai bel et bien un appel… donc, j'appuie sur le bouton et récupère l'appel au dernier moment avant que la personne ne se trouve confrontée au répondeur.
Ma fille qui m'entend parler seule vient voir ce que je fais et raconte, pensant que je m'adresse à elle. Elle comprend en un instant que je discute avec quelqu'un et ne dit rien. Quand je repose le portable, elle me dit: “je ne l'ai pas entendu sonner.
Moi non plus! Machine m'a appelée à 19 heures et cela “sonnait“ normal. (j'ai une chanson des Queen en sonnerie d'appel, tonitruante).
Ma fille se saisit du portable et trifouille dans l'appareil pour en avoir le cœur net. Elle appelle de son smartphone, rien. Re-essaie… re-trifouille. Je l'entends marmonner: “mais, qu'est-ce que c'est que cela?".
Ma fille est une “spécialiste“ en tous ces appareils “téléphonoformatique“ comme je les nomme en riant: en quelques secondes, elle a compris le fonctionnement de n'importe quel objet: portable, tablette, smartphone, graveur, box, etc… De mon côté, j'y parviens après quelques bonnes heures de râlage. Mais, j'y parviens et me débrouille donc tant bien que mal.
Elle cherche le fichier musical enregistré à mon goût et dit: “il est toujours-là mais on l'entend pratiquement pas“. “Ouf, me dis-je, je n'ai pas envie de perdre mon Queen“.
Puis, elle a compris. On n'entend pas les tambours de Quenn parce que le son est au minimum. Ce qu'elle me dit. “Je ne l'ai pas touché, bien sûr, tu te doute“.
“Oui, mais bon, comme cela se fait-il que cela bouge tout seul?".
Elle pose la question mais elle connaît déjà la réponse. Ce que je confirme: “tu sais bien, la télépsychie“….

Comment télécommander un cerveau

télécommande du cerveau
samedi 7 juillet 2018, 08:54
Dans le film Eternal Sunshine of the Spotless Mind, le jeune Joël fait appel à une entreprise de biotechnologies pour retirer de son cerveau le souvenir de la femme qu'il aime, et qui vient de le quitter. C'est la seule solution qu'il a trouvée pour continuer à vivre sans elle.
Les employés de l'entreprise Lacuna débarquent donc chez lui et retirent précisément le souvenir de la jeune femme de ses neurones. Certains d'entre vous se souviennent peut-être des images du film. On y voyait une constellation de neurones verts et orange, révélés par microscopie, que les employés du laboratoire inactivaient.
C'était en 2004. Aujourd'hui, ces images sont produites dans un vrai laboratoire de biologie cellulaire et moléculaire de l'université de Berkeley en Californie, sur de véritables cerveaux – de souris, heureusement! Elles sont devenues réalité.
Dans la récente édition du journal Nature Neuroscience, Alan Mardinly, Ian Anton Oldenburg et Nicolas Pégard publient la description d'une méthode qui permet d'allumer ou d'éteindre sur commande, à distance, n'importe quel ensemble de neurones, avec une précision cellulaire (on cible un neurone précis, et non son voisin!). Si l'on suppose que chacun de nos souvenirs, de nos pensées ou de nos émotions est créé par l'activation d'un réseau précis de neurones dans notre cerveau, cette opération reviendrait à prendre le contrôle de notre monde mental, à terme.
L'opération a été réalisée pour l'instant sur des souris, dans le but de mettre au point la méthode. Ce travail réunit les percées technologiques les plus avancées de ces dernières années en physique et en biologie. L'appareil qui va prendre le contrôle des neurones est un système de lasers biphotoniques piloté par un logiciel holographique: en clair, l'utilisateur définit les coordonnées 3D des neurones qu'il souhaite activer ou éteindre, par exemple 50 neurones.
Le logiciel d'holographie pilote alors des faisceaux lasers de manière à ce qu'ils se focalisent, à travers les tissus vivants du cerveau, sur les points définis dans cette matrice 3D à 50 points. Il utilise la dernière technique de stimulation à deux photons qui permet de focaliser l'énergie en tout lieu à l'intérieur du cortex cérébral, sans échauffer l'épaisseur du tissu vivant alentour. En un mot: l'énergie du laser se portera uniquement sur les 50 neurones ciblés.
Des neurones munis d'un interrupteur "on-off"
Si le système fonctionne, c'est parce que les neurones de l'animal de laboratoire ont préalablement été rendus activables. Pour cela, la souris a été modifiée génétiquement.
La souris modifiée possède un gène qui dote tous ses neurones de molécules photosensibles: ces dernières, une fois frappées de plein fouet par le laser holographique, changeront de conformation chimique, formeront de petits trous dans les membranes des neurones, ouvrant le passage à des ions qui entreront dans les neurones et créeront en eux un courant électrique. Le neurone sera alors activé au sens propre, exactement comme dans les conditions naturelles qui donnent naissance à un état mental.
Des molécules rétiniennes pour prendre le contrôle du cerveau
Les chercheurs ont façonné des molécules capables de provoquer des courants électriques puissants dans des neurones dès qu'elles sont éclairées à une certaine longueur d'onde. De telles molécules, appelées " opsines ", existent déjà à l'état naturel chez de nombreux organismes. Chez des mammifères, elles portent le nom de rhodopsines: logées dans les neurones de notre rétine, elles transforment la lumière en électricité et envoient ainsi des messages nerveux au cerveau.
Les opsines naturelles toutefois, ne sont pas suffisantes pour contrôler tous les neurones du cerveau, car elles ne réagissent pas assez rapidement ni assez puissamment. Nicolas Pégard et ses collègues les ont donc modifiées par génie génétique, en y introduisant des mutations ponctuelles qui les ont rendues spécifiquement sensibles à la lumière infrarouge, tout en étant plus rapides et plus efficaces.
Écrire dans les neurones… et les lire
Et c'est bien ce qui se produit. La vidéo présentée par le laboratoire de Berkeley montre le film de l'activation d'une portion d'un quart de millimètre cube de cortex cérébral de souris par le système holographique. Les neurones que l'on voit s'allumer sont visualisés à l'aide d'une technique d'imagerie par fluorescence: le principe repose sur le fait qu'un neurone actif libère des stocks internes d'ions calciums, qui deviennent fluorescents en présence d'un révélateur biochimique précédemment introduit dans l'animal.
En d'autres termes, les neurones actifs s'illuminent. Et ils peuvent être repérés avec une précision parfaite grâce à la même technique de microscopie appliquée pour l'excitation des neurones: la microscopie biphotonique.
Les pensées se laisseront-elles mettre en cage?
Avec ce type de technologie, les neurosciences pourraient entrer dans une nouvelle ère: celle du contrôle très précis des réseaux de neurones qui gouvernent notre vie intérieure, mais aussi nos comportements.
Plusieurs barrières restent à franchir. Tout d'abord, les systèmes de stimulation biphotonique ne peuvent encore atteindre les profondeurs du cerveau, surtout chez un être humain dont l'encéphale est beaucoup plus volumineux. Deuxièmement, il faut pratiquer une ouverture dans l'os du crâne pour illuminer directement la matière cérébrale. Pas très pratique pour intervenir dans la mémoire d'un individu.
Et puis, d'autres limites conceptuelles seront peut-être indépassables: photographier un souvenir à un instant donné et le réactiver en stimulant les mêmes circuits de neurones par holographie est peut-être envisageable aussi longtemps que le souvenir est pris en charge par le même réseau. C'est peut-être vrai pendant quelques jours ou plusieurs semaines, mais il est tout à fait possible que, au-delà de quelques mois ou années, le souvenir " migre " vers d'autres parties du cerveau, insaisissable, remodelé, pris en charge par d'autres réseaux.
Nul doute que les neurones organiseront la résistance…
Vers un contrôle des pensées?
Les neurosciences font l'hypothèse que chaque pensée, émotion ou souvenir est lié à l'activation d'un sous-ensemble précis de neurones dans notre cerveau. Ce postulat a été confirmé, par exemple, par des expériences où des chercheurs ont localisé les groupes de neurones activés par le souvenir d'un événement douloureux chez un animal de laboratoire, puis ont provoqué la résurgence du souvenir en question en les réactivant artificiellement, et ont effacé le souvenir en neutralisant l'activité ciblée de ces neurones. Si une combinaison de neurones code véritablement un état mental, la prise de contrôle des neurones réalisée par les auteurs de cette récente recherche pourrait un jour aboutir à une prise de contrôle de l'esprit.

Bilocation 

bilocation
vendredi 22 juin 2018, 07:22
Vous allez comprendre que ce terme englobe de nombreuses possibilités de phénomènes paranormaux divers, dont j'ai déjà parlé dans mes film-textes. L'explication est assez compliquée et j'espère avoir été la plus détaillée et précise que possible pour vous indiquer l'explication la plus scientifique possible. C'est celle que l'on doit TOUJOURS retenir pour ne pas tomber dans les élucubrations fantaisistes qui, de toutes les façons, vous déconsidèrent auprès de personnes ayant un minimum d'intellect.
On parle de bilocation (terme forgé par le poète et parapsychologue britannique Frederic W.H. Myers) lorsqu'une personne est aperçue ou prétend être présente simultanément en deux lieux distincts. Chez les  “occultistes“, on parle de "dédoublement fluidique".
Personnellement, et je l'écris partout, je distingue la “bilocation“ du “voyage astral“. La “bilocation“ est le fait d'être vu en un autre lieu alors que son corps reste avec d'autres personnes et, éventuellement, qui discutent avec vous. Le voyage astral est une sorte de “ballade“ décidée par la personne qui la réalise. J'en parlerai bientôt dans une de mes vidéos sur ma chaine Youtube: Paranormal, c'est normal?
On peut cependant classer la “bilocation“ en 4 états.
1) les sensations d'intégrité chez les amputés et de dédoublement chez les hémiplégiques;
2) les cas où le sujet aperçoit son propre fantôme; (doppelgangër - lisez ma vidéo sur Youtube: “ils sont là! (les zombies)
3) les cas dans lesquels la conscience se trouve transférée dans le fantôme extériorisé (donc la “bilocation“ proprement dite);
4) les cas dans lesquels le double d'un vivant ou d'un mort est perçu seulement par des tiers; (pour les morts, cela devient des fantômes. Il se peut que durant les deux jours de son décès, une “forme“ vienne avertir un membre de sa famille de son décès. il s'agit d'une sorte de “voyance“ du sac mémoriel du décédé). Lisez aussi mes films-textes: “les formes vibratoires“
Les sceptiques rendent compte des cas allégués de “bilocation“ par des erreurs humaines (erreur de date par exemple), des hallucinations, ou encore comme étant de ces légendes qui se développent autour de personnes célèbres notamment des saints catholiques.
On a parlé de cas de bilocation pour des personnalités comme Appolonius de Tyane, Emanuel Swedenborg, Goethe, August Strindberg, Maître Philippe de Lyon et Padre Pio.
Dans le christianisme, l'église catholique romaine reconnaît l'existence du phénomène en général mais rarement en particulier. Selon elle, le phénomène peut venir tant du bien que du mal et elle n'en fait donc pas un critère.
Concernant des saints ou mystiques, l'Église reconnaît quelques cas de bilocation chez Padre Pio, Marthe Robin, Joseph de Copertino (lire le film-textes que la “lévitation“), María de León Bello y Delgado, Ursula Micaela Morata ou Yvonne Beauvais (en religion Mère Yvonne-Aimée de Jésus du couvent de Malestroit), mais n'en fait pas une preuve de sainteté et n'y voit même qu'un événement spectaculaire mais secondaire, seule comptant l'héroïcité des vertus pratiquées. D'une façon générale, L'Église romaine recommande la méfiance lorsque des cas paranormaux sont rapportés.
Ne confondez pas la “bilocation“ par le phénomène du sosie… Le sosie n'est pas vous; il s'agit d'une personne qui vous ressemble suffisamment pour tromper une personne de votre entourage proche… le plus souvent, il s'agit d'une personne de votre entourage “lointain“: quelqu'un qui ne vous voie pas souvent ou ne vous a pas vu depuis assez longtemps pour vous confondre avec une autre personne.
Lisez ou regardez ma vidéo sur le “voyage astral'. A venir, sur ma chaîne Youtube.

Biais de confirmation

mardi 19 juin 2018, 08:10 voir aussi: petite réflexion sur le biais cognitif
voir aussi! hypothèse ad doc

J'en ai déjà parlé dans l'article: Mozart, l'intelligence, les bananes
“C'est la curieuse et perpétuelle erreur de compréhension humaine d'être plus ému  et excité par les affirmations que par les négations“. Francis Bacon
Le biais de confirmation fait référence à la pensée sélective qui fait que quelqu'un a tendance à noter et à chercher ce qui confirme ses croyances, et à ignorer, ne pas rechercher, ou sous-estimer l'importance de ce qui les contredit. Par exemple, si quelqu'un croit qu'il y a une recrudescence d'accidents à la pleine lune, il remarquera les accidents qui se passent à la pleine lune, mais fera moins attention à ceux qui arrivent à d'autres périodes du mois. Une tendance à faire ceci sur une longue période de temps renforce de façon injustifiée la croyance en cette relation entre pleine lune et accidents.
Cette tendance à accorder plus d'attention et de poids aux données qui appuient nos idées préconçues et nos croyances qu'à celles qui les contredisent est particulièrement pernicieuse lorsque nos idées préconçues et nos croyances ne sont que des préjugés. Si nos croyances sont fermement établies sur des preuves solides et des expériences valides qui les confirment, cette tendance à donner plus d'attention et de poids aux données qui cadrent avec nos croyances ne devraient pas nous égarer; en règle générale. Bien sûr, si nous devenons aveugle aux preuves qui réfutent complètement une hypothèse préférée, nous franchissons alors la ligne entre être raisonnable et être borné.
De nombreuses études ont démontré que les gens accordent généralement une importance excessive aux données confirmantes, c'est-à-dire aux données qui sont positives ou qui appuient une position (Gilovich, ch. 3). Thomas Gilovich émet l'hypothèse que la “raison la plus probable pour expliquer cette influence excessive de l'information confirmante est qu'elle est plus facile à traiter, cognitivement parlant“. Il est plus facile de voir comment une donnée appuie une position que de voir comment elle pourrait la contredire. Prenez comme exemple une expérience typique de perception extra-sensorielle (PES) ou d'un rêve apparemment prémonitoire : les réussites sont souvent sans ambiguïté ou les données facilement triturées pour paraître positives, alors que les échecs demandent un effort intellectuel pour être même perçus en tant que tels ou pour les considérer comme significatifs. Il a été montré que la tendance à accorder plus d'attention et de poids au positif et à ce qui confirme influence la mémoire. Lorsqu'on se creuse la mémoire pour trouver des données en rapport à une hypothèse, il y a plus de chance que nous nous rappelions ce qui confirme cette hypothèse (Gilovich).
Les chercheurs sont parfois coupables de biais de confirmation en construisant leurs expériences ou groupant leurs données d'une façon qui tend à confirmer leurs hypothèses. Ils compliquent le problème en procédant de manière à éviter de traiter les données qui contredisent leurs hypothèses. Par exemple, les parapsychologues sont tristement célèbres dans leur utilisation du démarrage et fin à la demande dans leurs recherches sur la PES. Beaucoup de chercheurs en sociologie sont aussi coupables de biais de confirmation, particulièrement ceux qui cherchent à établir des corrélations entre des variables ambiguës, comme l'ordre de naissance et les “idées extrémistes”, pendant des périodes historiques définies arbitrairement.
Si vous définissez le début et la fin d'un ensemble de données concernant l'idée de l'évolution comme l'a fait Frank Sulloway dans Born to Rebel, vous arrivez à obtenir des corrélations significatives entre l'ordre de naissance fonctionnel et la tendance à accepter ou rejeter la théorie de l'évolution. Néanmoins, si vous commencez avec Anaximandre et terminez avec St. Augustin, vous obtiendrez des résultats très différents, puisque cette idée était totalement rejetée pendant cette période. Ou si vous considérez comme une “idée extrémiste” quelque chose comme Creation (Omphalos) : an attempt to untie the geological knot (1857) de Philip Henry Gosse, votre hypothèse ne sera pas confirmée. Gosse allait plus loin que Darwin dans sa tentative de réconcilier les données géologiques avec le créationisme, mais Gosse est pratiquement oublié, parce que l'idée extrémiste que Dieu aurait tout créé y compris les fossiles, au même moment, était universellement rejetée.
Gosse a essayé de réconcilier les données scientifiques, qui indiquaient que la Terre était très vieille, avec ce qui était devenu le point de vue orthodoxe que Dieu avait tout créé en 4004 av. J.C., comme l'avait calculé l'archevêque Ussher. Ni les aînés, ni les autres ne semblent avoir été impressionnés par cette idée extrémiste.
Les expérimentateurs peuvent éviter ou réduire le risque de biais de confirmation en collaborant dans la construction de leurs expériences avec des collègues qui ont le point de vue opposé. Les personnes doivent se remémorer en permanence cette tendance et rechercher activement des données contredisant leurs croyances. Ce comportement n'étant pas naturel, il semble que le quidam est condamné à ce biais.

Amusant: nos musiques préférées...

la musique dans les pupilles
dimanche 10 juin 2018, 06:25 ... se lisent dans nos yeux!
Nos préférences musicales se lisent dans vos yeux dont on dit que les yeux sont le miroir de l'âme… il n'y a qu'un poète pour avoir trouvé cette jolie image.
Nous savons que la musique est un puissant inducteur d'émotions. L'induction émotionnelle est liée aux caractéristiques de la musique écoutée, le timbre, le rythme, l'intensité; elle est aussi culturellement déterminée. Nous avons vu précédemment que la musique déclenche -pour certaines personnes- un “frisson musical“ qui s'apparente à un orgasme. Voir mes film-textes sur ma chaîne youtube.
Il existe un nombre important d'études sur les aspects psycho-physiologiques des émotions induites par la musique qui s'appuient sur la conductance cutanée, la fréquence cardiaque, l'électromyographie faciale. Cependant très peu d'études ont été faites sur les réponses pupillaires (yeux) liées à la musique, même si l'influence des émotions sur la dilatation pupillaire a bien été établie concernant les images (Steinhauer et al., 1983; Bradley et al., 2008)
Les relations “musique et émotions“ sont telles que les réactions pupillaires paraissaient pour les auteurs de cette étude un paramètre idéal, facilement exploitable, pour étudier l'influence de la musique sur les émotions. Ils ont prouvé que, la dilatation pupillaire est un marqueur de nos émotions, par l'étude suivante.
Dans une première étape, Bruno Gingras (Université d'Innsbruck  et al.) ont fait entendre de courts extraits de musiques de l'époque romantique, qu'ils avaient sélectionnés et testés ensuite sur 80 auditeurs afin de leur indexer une valeur émotionnelle.
Dans une deuxième étape, les chercheurs ont fait entendre ces courts extraits musicaux à 30 personnes qui ne connaissaient pas le but de l'expérience. Préalablement, ces auditeurs devaient répondre à un questionnaire qui analysait notamment les états d'humeur, les traits de personnalité et évaluait le rôle de la musique et l'intérêt de la musique dans leur vie. Parallèlement le diamètre pupillaire était mesuré avec un pupillométre.
Le diamètre de la pupille réagit de manière réflexe à la lumière ambiante. Dans l'obscurité la pupille se dilate et lorsque la lumière est intense, la pupille se contracte.
Ce mécanisme est physiologique, son rôle est de gérer la quantité de rayonnement lumineux dans le bulbe en fonction du niveau de lumière.
Cette variation de diamètre est contrôlée par les systèmes nerveux autonomes sympathique et parasympathique, qui innervent les muscles sphincter et dilatateur de la pupille.
Le système sympathique favorise la dilatation de la pupille (mydriase).
Le système parasympathique favorise la striction de la pupille (myosis).
En dehors des situations pathologiques, traumatiques ou de l'effet de drogues ou médicaments, la pupille réagit sous l'influence de processus mentaux et surtout des émotions. La pupille se dilate en réponse à des images sexuellement explicites ou lorsque le sujet tente de résoudre un calcul mental difficile.
Les résultats suggèrent que les réponses émotionnelles à la musique se reflètent dans la taille de la pupille. Cette réaction se fait à la fois en fonction du contenu émotionnel de la musique et de l'implication personnelle de l'auditeur avec la musique, autrement dit, les émotions face à la musique peuvent se lire dans les yeux.
L'importance de la dilatation pupillaire a été observée chez les participants qui avaient répondu positivement à la question " La musique joue un rôle important dans ma vie " et qui déclaraient avoir un attachement émotionnel à la mélodie jouée. Ainsi, l'importance de cette dilatation pupillaire pourrait révéler combien une musique, une chanson nous touche vraiment.
Pour Bruno Gingras, "notre recherche démontre clairement que la mesure de la taille de la pupille est un outil prometteur pour examiner les réactions émotionnelles à la musique. De plus, parce que les réponses des pupilles ne peuvent pas être contrôlées volontairement, elles fournissent un accès direct aux processus pré-conscients des auditeurs en réponse à la musique“.
Cette étude, publiée dans la revue scientifique Frontiers in Human Neuroscience, démontre que la mesure de la taille de la pupille peut être efficacement utilisée pour sonder les réactions des auditeurs à la musique.
Source
Bruno Gingras, Manuela M. Marin, Estela Puig-Waldmüller, nd W. T. Fitch The Eye is Listening: Music-Induced Arousal and Individual Differences Predict Pupillary Responses Front Hum Neurosci. 2015; 9: 619

Neurosciences du doppelgänger: 

sosies et jumeaux doubles
samedi 9 juin 2018, 09:04 le syndrome de Capgras et aussi: la  prosopagnosie
Il y a un mythe ésotérique du doppelgänger. Un doppelgänger est un jumeau maléfique
qui vous ressemble en tout point, si ce n'est que son image ne se reflète pas dans un miroir et qu'aucune ombre ne se forme derrière lui. La ressemblance est telle que souvent, vos proches le confondent avec votre véritable identité, vous obligeant alors à répondre d'actes que vous n'avez pas commis…
On en trouve la trace dans les croyances primitives telles que le Zoroastrisme ou la mythologie égyptienne, mais aussi plus récemment dans les œuvres d'Edgar Alan Poe, de Dostoïevski ou de Byron.
La situation serait en réalité beaucoup grave que ce que l'on pense. Croyez-vous être à l'abri de votre doppelganger? Détrompez-vous!
"Si vous regardez quotidiennement les séries TV, vous connaissez désormais la terrible vérité: toute personne sur Terre a son jumeau maléfique (ou doppelganger) errant autour de soi et se comportant comme un imbécile. Ces doppelgangers sont ceux qui couchent avec votre meilleur(e) ami(e), volent vos prescriptions médicales et répandent de malveillantes rumeurs (seulement partiellement vraies!) à propos de vos pratiques sexuelles. Vous avez un doppelganger, votre chien a un doppelganger, votre mère a un doppelganger. Tout le monde a un doppelganger, moi excepté. Il s'avère donc que je suis le doppelganger de quelqu'un d'autre…". Steven Humphrey, 25 juillet 2007
Vous frémissez devant l'horreur de cette révélation?
Vous avez raison de trembler! Car il existe une véritable pathologie psychiatrique qui instille en vous le doute sur chacun de vos proches, qui vous apparaissent alors comme des sosies, des imposteurs, des manipulateurs…
J'en ai déjà parlé, il s'agit du syndrome de Capgras. Du nom de Jean-Marie Joseph Capgras (1873-1950) qui, en 1923, présente à la Société clinique de médecine mentale une de ses patientes, souffrant d'un trouble jusqu'alors jamais décrit. Non seulement elle est persuadée de descendre d'une grande famille qui réunirait notamment Henri IV et la princesse Eugénie (épouse de Napoléon III), mais elle est en plus convaincue que des personnes autour d'elle disparaissent mystérieusement avant d'être remplacées par des sosies… Son mari rapporta que ce trouble avait débuté il y a plus de 15 ans, lorsqu'elle lui avait déclaré qu'il n'était plus son époux. Depuis lors, elle avait dénombré plus de 80 sosies qui se relayaient pour le remplacer.
Ce grand remplacement ne touche pas seulement son  entourage proche, mais tous les gens qu'elle connaît. Tout le monde ou presque a des sosies, jusqu'aux médecins et infirmières qui s'occupent d'elle, à l'hôpital Saint Anne.
Le but de ces sosies, selon elle, est de compromettre et d'embarrasser les véritables personnes dont ils ont pris la place. Une fois leur méfait accompli, raconte-t-elle, ils se dérobent et un nouveau double vient alors les remplacer.
Cette patiente est bien capable de voir la similitude entre le sosie et le véritable individu, et pourtant elle ne reconnaît pas l'homme en face d'elle comme étant son mari. " […] partout elle saisit la ressemblance et partout elle méconnaît l'identité“. Joseph Capgras
Au milieu du XXe siècle, les théories psychanalytiques étaient dominantes et c'est dans ce cadre que Joseph Capgras tenta, avec d'autres, de comprendre l'origine de ce phénomène. Selon lui, l'illusion des sosies a pour fonction d'objectiver une expérience angoissante.
Celle-ci serait notamment la réapparition du complexe d'Œdipe, normalement refoulé au cours de l'adolescence selon les théories psychanalytiques. Le complexe d'Œdipe, en accord avec le mythe, correspondrait à l'attirance sexuelle qu'aurait un enfant envers son parent du sexe opposé et la jalousie qu'il éprouverait envers celui du même sexe.
Le patient -dont le complexe d'Œdipe resurgit au cours de la vie adulte- ne peut décemment pas l'accepter –la faute à la Censure. Mais il ne peut pas non plus le refouler, et cherche donc à contourner la Censure grâce à l'illusion des sosies –le nom originel du syndrome décrit par Gapgras. Cela aurait été le cas pour l'une des patientes de Capgras, Blanche, dont l'illusion des sosies lui aurait permis de déclarer ses désirs incestueux envers son père: en étant un sosie, il est moralement plus acceptable de ressentir une attirance sexuelle envers lui. Malheureusement pour cette théorie, il a été décrit au cours du 20e siècle des cas de syndrome de Capgras portant sur des animaux de compagnie, en particulier des chiens. A moins qu'il ne s'agisse de complexes d'Œdipe emprunts de zoophilie particulièrement malsains, cela invalide cette tentative d'explication.
D'autres psychanalystes pensent que le syndrome de Capras serait une solution trouvée par le psychisme au problème de l'ambivalence de nos proches, en les clivant d'une part en un personnage magnifiquement bon, et d'autre part en un sosie totalement mauvais.
Selon cette théorie, il suffirait donc d'un seul substitut pour résoudre l'état de tension psychique. Mais souvenez-vous de la première patiente du docteur Capgras, qui dénombrait pas moins de 80 sosies de son mari: une nouvelle fois, la vision psychanalytique tient difficilement la route.
Mais alors, où se trouve l'anomalie dans l'analyse psychologique, donc cérébrale, de ces patients? Pour tenter de mieux comprendre, il peut être utile de mettre en relation le syndrome de Capgras avec un autre trouble, bien connu: la prosopagnosie.
Sous ce nom bien complexe se trouve un trouble relativement simple: est atteint de prosopagnosie celui qui est incapable de reconnaître les visages, même parmi les plus familiers: un individu malade est incapable de discerner le visage de sa mère de celui de son père, de son fils ou de son meilleur ami… Jusqu'à son propre visage dans un miroir! Pour pallier ce handicap, le malade mettra en place des stratégies adaptatives: il identifiera ses proches par rapport à leur voix, leur démarche, un signe distinctif… Il se placera toujours au même endroit sur les photos, si bien qu'il pourra se pointer du doigt si on le lui demande.
On peut penser que le dysfonctionnement psychologique de ces personnes prosopagnosiques réside dans l'analyse cérébrale des visages perçus: non pas que l'individu ne sache pas reconnaître un visage parmi d'autres objets, mais qu'il soit incapable de le comparer à une sorte de "répertoire" des visages de son entourage.
Cette comparaison est nécessaire à la reconnaissance des visages: c'est à l'issue de celle-ci que l'on ressent un sentiment de familiarité devant le visage perçu. Elle peut être effectuée par les malades atteints du syndrome de Capgras. En revanche, ces derniers ne peuvent effectuer l'étape suivante, qui permet de retrouver les informations personnelles (dont le nom!) correspondant au visage.
Ainsi, le patient perçoit bien que le visage en face lui est familier, mais il ne peut l'attribuer à une identité propre: l'interprétation qu'il en tire est que la personne en question ressemble à l'un de ses proches, sans en être vraiment un. C'est donc un sosie! Encore une fois, cette vision des choses ne correspond pas parfaitement à la réalité, le fait est que les patients atteints du syndrome de Capgras n'ont pas de déficit d'identification en tant que tel: ils reconnaissent le sosie, réplique du proche original, comme un être à part entière. Le trouble est donc bien plus complexe qu'une simple erreur dans l'attribution d'une identité à un visage. Mais il est possible d'appréhender ces 2 troubles (prosopagnosie et syndrome de Capgras) selon une autre approche. On peut envisager la reconnaissance d'un visage selon que celle-ci soit consciente ou inconsciente. Alors que la reconnaissance consciente est, vous vous en doutez, relativement aisée à détecter, il nous faut nous appuyer sur la mesure de la conductance cutanée pour tenter d'évaluer une reconnaissance inconsciente d'un visage connu.
Cette mesure repose sur le même principe du "détecteur de mensonges", qui "sait" si vous dites la vérité en mesurant, grosso modo, le taux de transpiration cutanée. Il a été montré par certaines études que, si les patients prosopagnosiques étaient incapables de reconnaître consciemment un visage, leur conductance cutanée variait en fonction de la familiarité du visage qui leur était présenté, si bien que l'on peut penser qu'une reconnaissance inconsciente des visages est toujours présente chez eux.
C'est en revanche l'inverse que l'on observe chez les patients souffrant du syndrome de Capgras: bien qu'ils soient capables de reconnaitre consciemment un visage (celui du sosie étant le même que celui du proche usurpé), leur conductance cutanée reste la même, que le visage présenté soit celui d'un proche ou d'un inconnu. Cette dissociation traduirait une déconnection entre les réseaux neuronaux d'analyse des visages et le système limbique émotionnel. Mais cette théorie psychologique est encore imparfaite et n'explique pas les fondements neuronaux de ce syndrome. Bien qu'il ait été décrit et étudiés des cas de syndrome de Capgras post-traumatiques (traumatisme qui, selon les chercheurs, auraient déconnectés les aires cérébrales émotionnelles de celles analysant les visages), les connaissances concernant les dysfonctionnements neuronaux de ce trouble sont encore très floues. Les lésions cérébrales se recoupent rarement, et les études en imagerie fonctionnelles ne sont pas très probantes.
Il existe donc beaucoup de travail aux neuro-scientifiques pour éclaircir tout cela.
Quoiqu'il en soit, la nature organique de la maladie fait peu de doute. Qu'importe l'approche que l'on utilisera: mais, les pensées ne sont-elles que dans les neurones?


Le PASSAGE Vs sceptiques

Le passage dans l'au-delà
mercredi 6 juin 2018, 08:34
L'existence d'une vie "extra-cérébrale" et de l'au-delà
Le docteur américain Raymond Moody1 et une psychologue française Elisabeth Kubler-Ross2 ont tenté de démontrer l'existence d'une vie après la vie en étudiant les témoignages, d'accidentés ayant subi de profonds traumatismes et des comas. Les témoignages décrivent tous des phénomènes troublants, de sortie de son corps, de "Tunnel de lumière" que l'on remonterait ensuite, vers une sorte d'au-delà, où l'on rencontrerait des personnes connues et défuntes.
Le caractère fort troublant et la répétition de ces témoignages, un peu partout dans le monde, quelle que soit la culture des témoins, pourraient nous conduire naturellement à admettre sans conteste l'existence d'un au-delà.
Pourtant toutes ces belles études n'apportent aucune preuve définitive de cette existence. Car il existe d'autres explications à ces phénomènes. Pour pouvoir affirmer qu'une théorie est juste, il faut aussi prouver la fausseté de toutes les théories concurrentes, en particulier neurobiologiques. Les rêves peuvent souvent être le révélateur de traumatisme, d'angoisse, ou même avoir un rôle compensateur. Par exemple, tel homme ayant une triste vie solitaire peut rêver une nuit de rencontrer une très jeune fille aimante, attentionnée à son égard.
En général, on observe, qu'aucun événement notable ultérieur ne confirme la survenue du fait vu dans le rêve, sauf si l'on y croit et que l'on met tout en œuvre pour que le rêve se vérifie. C'est souvent le système de croyance d'une personne qui lui fait interpréter tel ou tel rêve comme prémonitoire. Il existe des mécanismes compensateurs de lutte contre la mort, en particulier contre la mort cérébrale, liés au puissant instinct de survie et au désir de vie de tout être humain.
Il est connu que certaines drogues - L.S.D. etc. - peuvent créer des impressions de pénétration dans des tunnels, dans des mondes surnaturels, de sortie du corps. Or dans les phases de risque de mort cérébrale, liée à de graves traumatismes, certains mécanismes ne sont pas encore connus. Il ne serait pas dénué de tout fondement de supposer la survenue de dérèglements de l'émission de certains "drogues" ou molécules naturelles du cerveau, comme les endomorphines, au sein du "cerveau des émotions" (situé dans l'hypothalamus), générateurs de rêves ou d'états mystiques, quand le cerveau est mal oxygéné3.
On sait qu'une mauvaise oxygénation, par exemple liée à de dangereux exercices psychiques ou spirituels de rétention de la respiration, peuvent provoquer des états hallucinatoires graves, parfois mortels. Ensuite, un mécanisme peut intervenir, lié à la croyance du patient dans l'autre monde. Le croyant, dans sa lutte inconsciente contre la mort, voit ce qu'il espère voir. Selon ses croyances et ses attentes, il imaginera un autre monde, un paradis, où il retrouvera ses amis ou proches disparus. Ce bagage l'aide à susciter ses rêves et ses visions et les facilite. Ces visions l'aident à survivre... Quelqu'un qui croit à la Vierge aura plus de chance de la voir apparaître.
La peur viscérale de la mort, l'instinct de survie font refuser de tout temps l'idée inacceptable et insoutenable de la disparition définitive, corps et âme, de ses proches ou de sa propre existence. On veut se raccrocher à une survie, correspondant à une conception plus belle et plus facile à accepter de l'existence, comme à l'idée d'un Dieu Bon (même si aucune preuve ne l'apporte).
Le souvenir d'un proche disparu nous imprègne tellement encore qu'il est difficile de ne pas le croire encore vivant.
Un exemple: cas particulier de la survie, après la mort physique, de "Georges Morrannier"
Madame Jeanne Morrannier, a écrit 5 livres à partir des messages qu'elle aurait "reçus" de son fils "Georges", après le décès par suicide de ce dernier. Ce cas a été étudié par un zététicien* et voici ce qu'il en pense: "Georges" semble effectivement apparaître comme une entité autonome de sa mère, donnant l'impression d'être vivant. Ce phénomène de "survie" s'est produit dans une famille de formation plutôt scientifique ou sceptique. Certains membres prudents de la famille ne souscrivent pas toujours aux affirmations de Mme Morrannier, tel son mari et une de ses filles croyant plutôt à une rémanence d'une sorte de film des faits et gestes de Georges, du temps où il était vivant, enregistrés sous la formes d'ondes dans l'espace, que Mme Morrannier capterait, par son esprit, comme la télévision. (ce qui confirme ma thèse perso: les sacs mémoriel; lire toutes mes notes dans les archives du blog de mon site: www.josyanejoyce.com
Avant son suicide, Georges, (le fils de Mme Morannier), avait de profondes pensées dépressives, en même temps que des aspirations mystiques excessives. Son état aurait dû nécessiter des soins sérieux, ce qui n'a pas été le cas. Avant le suicide, Mme Morrannier se battait depuis des années, pour remonter constamment le moral de son fils.
La mort de Georges, un chercheur brillant en physique des plasmas, de l'Université de Jussieu, a dû être, pour la mère, un choc terrible, une frustration épouvantable, une injustice terrible, inacceptable, en raison du "mal qu'elle s'est donnée". La fin de l'espoir de voir son fils s'en sortir, être enfin heureux, a dû la déstabiliser par rapport à ses croyances. Mme Morrannier aurait pu sombrer alors dans la folie. Il fallait un miracle. De plus, Georges était très proche d'elle. Il devait certainement à chaque instant lui confier successivement ses enthousiasmes candides, trop rapides, suivi de déceptions profondes, suivi de longues période prostration, ses quêtes scientifiques et spirituelles fébriles. A la longue, ce fils brillant, fragile, attachant, source de fierté, a dû l'imprégner d'une empreinte indélébile et vivace et la marquer profondément.
Et le zététicien* pense qu'à cet instant, un mécanisme de défense, comme il en existe, sorte de dernier rempart contre la folie, s'est alors créé, faisant revivre "virtuellement" Georges dans le cerveau de sa mère. Ce qui a frappé le critique zététique, concernant les deux livres de messages de Georges, reçus de Mme Morrannier, c'est qu'ils ne contiennent aucune information sur la physique de plasmas, domaine où Georges excellait pourtant, alors qu'il était docteur ès sciences et chercheur, dans ce domaine, à Jussieu.
"Georges" prétend enseigner la spiritualité, des éclairages nouveaux sur l'Histoire et apporter des connaissances scientifiques à sa mère. A un moment, il esquisse une théorie pour expliquer la "physique" du monde de l'Au-delà, tirée des modèles de la physique des plasmas. Or si Georges apporte des éclairages intéressants sur certaines périodes historiques, à sa mère - "l'Histoire" étant, d'ailleurs, le violon d'Ingres (la passion) de la mère -, les connaissances fournis en physique des plasmas sont enfantines, pauvres, très sommaires, et ne correspondent pas du tout au niveau de connaissance élevé auquel on devrait s'attendre d'un chercheur en physique du niveau de Georges. Il n'est même pas fait mention, à un seul moment, de l'équation de Boltzman, qui est l'équation fondamentale de la physique des plasmas. Rien sur les plasmas froids, chauds, les courants électriques dans les plasmas, etc. Rien! Reconnaissez qu'il y a de quoi se poser des questions….
Toutes les connaissances fournies dans ces deux livres, correspondent au niveau de connaissance de Mme Morrannier, mais aucunement à celui de Georges. Rien ne prouve donc l'existence "extra-cérébrale" de Gorges, c'est-à-dire sa vie hors du cerveau de sa mère, après la mort physique de Georges.
Pour le prouver, il aurait fallu que Georges, mort physiquement, puisse fournir des connaissances en physique des plasmas, acquises de son vivant, connaissances que Madame Morrannier, par son faible bagage en "physique théorique", ne peut connaître, comprendre, conserver dans sa mémoire et déduire de ses souvenirs, comme, pour certaines formules mathématiques de "physique des plasmas".
Précisons que la chambre de son fils, étant restée intacte, une importante bibliothèque d'ouvrages de physique des plasmas y est encore présente. On pourrait craindre que Mme Morrannier puisse en tirer quelques connaissances mathématiques. De plus son mari possède un petit bagage mathématique, par une formation d'opérateur radio, à l'Ecole de la Marine Marchande. Mais, pour répondre à cette objection, le sceptique peut affirmer que leur bagage est sans commune mesure avec celui de leur fils.
Le chercheur a -alors- proposé un code de communication avec "Georges", afin de discuter ensemble de concepts connus en physique des plasmas, en particulier discuter des concepts de sa "physique du monde spirituel". Il souhaitait que "Georges" fournisse, même ne serait-ce que d'une façon imagée, un résumé de sa compréhension des phénomènes connus en physique des plasmas, au moment de son décès.

Mais malgré la confiance établie progressivement entre cette dame et l'auteur, elle s'est toujours refusée à cette expérience. Donc, selon le critère du rasoir d'Okkham, le zététicien"* est obligé de rester sur sa première impression, celle de la non-existence d'une preuve de la survie de “Georges“ hors du cerveau de sa mère.
Madame Morrannier a avancé d'autres manifestations "étranges", comme preuves de cette existence: une clé qui aurait tourné seule dans une serrure de sa maison de campagne, un camion jouet, à pile, remisé sous un lit de cette maison pendant deux ans, et qui aurait fonctionné de nouveau, sortant de, dessous le lit, sans l'aide de personne, et alors que les piles étaient mortes*.
Pour ces derniers cas, il n'y a pas eu d'observation directe, par un vrai observateur scientifique. Personne n'a examiné le camion, sa pile, ses circuits... On ne sait donc pas ce qu'il s'est -réellement- passé. Une enquête scientifique comme une enquête policière, doit s'en tenir aux faits et rien qu'aux faits réels, pas à ceux non allégués. Il est impossible de s'en remettre à la bonne foi d'une personne, aussi honnête soit-elle, à cause des déformations possibles du témoignage du témoin lui-même, de ses propres interprétations ou de ses attentes éventuelles. Madame Morrannier avait4, d'ailleurs d'après le zététicien*, une forte difficulté à faite preuve d'esprit critique par rapport à ce qu'elle avait vécu.
*Zététicien: chercheur rationaliste
1) (La lumière de l'Au-delà, Raymond Moody, Robert Laffont, 1988)
2) Elisabeth Kubler-Ross, J'ai lu.
3) dans le film "Les choses de la vie", on montre les rêves plus ou moins cohérents, que pourrait avoir le héros avant sa mort clinique. Et peut-être, que de tels "vagabondages" du cerveau, pourraient se produire, dans des situations, de ce genre.
4) Cette personne est décédée d'une longue maladie en 1993
Lu sur un site zététique
*Une de mes amies m'a assuré 6à de très nombreuses reprises6 que, souvent, elle entendait une boîte à musique se déclencher alors qu'elle était censée être défectueuse et sans pile. Or il s'avère que des piles posées sur un radiateur chaud peuvent se “requinquer“ un peu de la sorte que mon amie ayant (s'en y prendre garde) posé sa boîte à musique sur le radiateur chaud, la pile de l'objet aurait pu se “refaire“ quelque peu….

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Avoir de l'empathie avec son robot?

empathie avec le robot
vendredi 1 juin 2018, 09:46
Dans un essai de psychologie destiné au grand public, Serge Tisseron invite le lecteur à découvrir la notion complexe d'empathie et les manipulations dont elle est ou peut être l'objet.
Serge Tisseron est membre de l'Académie des technologies et co-fondateur de l'Institut pour l'Étude des Relations Hommes-Robots (IERHR) a écrit tout un chapitre sur “l'empathie artificielle“. Voici quelques unes de mes réflexions.
Selon lui, robotique et empathie sont promis à un avenir commun. Tout d'abord, les robots seront de plus en plus personnalisables: "[Ils n'auront] plus besoin de porter les traces d'une usure artificielle, car [ils porteront] celles d'une fabrication personnalisée; celle-ci interviendra au moment de l'achat, puis tout au long de l'histoire partagée que nous entretiendrons avec lui".
Ensuite, les robots auront des formes évoquant les formes humaines pour les rendre le plus rassurant possible. Ils seront également promus selon la promesse d'être faits pour nous, de n'attendre que nous pour commencer à vivre et à s'épanouir en tant que "plus-qu'objet", ce qui permettra de mobiliser l'affecte pour déclencher l'achat. Enfin, ils seront dotés d'empathie et d'émotions artificielles, car "de tous les moyens imaginés pour nous rendre nos robots familiers et nous inviter à les faire bénéficier de notre empathie, le plus ingénieux reste incontestablement de développer chez eux… une capacité semblable. En effet, rien ne vaut mieux qu'une empathie réciproque pour se sentir en confiance".
Cependant, c'est là que le bat me blesse: tout comme Stephen Hawking, physicien théoricien et cosmologiste britannique, qui nous a mis en garde (hélas, vainement) sur les dangers de fabrication des robots humanoïdes à notre image, il y a très longtemps que j'ai “senti“ que la société humaine aurait de graves problèmes à ce sujet.
Tisseron perçoit trois risques potentiels dans ces développements:
1) nous faire oublier qu'ils sont connectés en permanence et nous imposent les choix de leur programmeurs;
2) nous cacher qu'ils seront encore longtemps des machines à simuler incapables de toute émotion et de toute souffrance;
3) "nous faire croire qu'ils seraient un modèle possible pour les relations entre humains.
Je précise, tout de même, que Tisseron n'est pas technophobe. Sa grande inquiétude, en tant que psychologue, est que la robotique investisse tout un pan de la psyché humaine et nous conduise à préférer la compagnie des robots à celle de nos semblables, ou encore à robotiser nos relations interhumaines:
"…S'il nous arrivait de croire un jour que les facultés émotionnelles de ces machines sont semblables aux nôtres, ce serait la pire des manipulations que notre empathie puisse subir, et probablement la dernière. Car, alors, la barrière qui fonde la distinction entre l'humain et le non-humain commencerait à s'effriter, et nous risquerions de désirer un monde dans lequel tous nos interlocuteurs, aussi bien humains que machines, se réduiraient au rôle que nous attendons d'eux"….
Quelles sont ses préconisations pour lutter contre cela? Tisseron imagine un certain nombre de réponses aux risques et défis qu'incarne la robotique. En voici deux:
Tout d'abord, il propose l'élaboration d'un test d'empathie pour savoir, avant la commercialisation d'un robot, si celui-ci génère une empathie inférieure, semblable ou supérieur à celle qu'on peut ressentir pour un humain.
Ce test aurait pour objectif de développer une éthique appliquée au secteur en prévenant les risques de "robot-dépendance" avant la mise de l'artefact sur le marché.
Les robots qui génèreraient une empathie trop importante retourneraient alors en conception pour subir les modifications nécessaires. Si l'on peut saisir intuitivement les risques de cette robot-dépendance, le lecteur de ce livre reste toutefois en manque d'informations scientifiques et de développements plus consistants sur ce point. Pourtant, je trouve ce test ridicule et sans valeur: pour n'avoir pas à le réaliser, il faut que les robots reste des machines; ils ne doivent avoir aucune ressemblance aux humains, n'est-ce pas messieurs les Japonais? Il faut que les robots en contact quotidien avec les hommes aient une présentation “technologique“ avérée qui prouve bien que ce sont des machines et pas des “machines genrées“.
Mais, quoi? Comment mesure-t-on l'empathie? Celle-ci se laisse-t-elle appréhender/mesurer de façon générale? Existe-t-il un étalon empathique de référence qui permette de comparer les niveaux d'empathie respectivement générés par un humain et un robot?
Ensuite, l'auteur se prononce en faveur d'une robotique mise au service de la médiation sociale interhumaine: "Les roboticiens, quant à eux, devraient être incités à développer des programmes qui invitent les usagers à entrer en contact entre eux par robots interposés plutôt que des programmes qui se constituent en substituts d'êtres humains, notamment pour des activités de loisir. J'ai proposé d'appeler de tels robots "humanisants" pour les opposer aux robots "humanoïdes". Ceux-ci sont considérés aujourd'hui comme le fleuron de la création robotique, alors qu'il serait bien plus important à mon avis de concevoir des robots capables d'accompagner le processus de subjectivation de chaque humain avec ses semblables"
Il n'en dit pas plus. Il n'y a rien à en redire: pas de robots à l'image des humains et nos sociétés s'en porteront très bien!

Ce que dit l'Eglise

vendredi 18 mai 2018, 07:14
Les neurosciences, ce que dit la loi, ce que dit l'Eglise
En 2011, la France a autorisé le recours à l'imagerie cérébrale dans le domaine judiciaire.
Ce que dit la loi
Science émergente permettant d'accéder à l'intimité de la personne – sa pensée – et pouvant conduire à une forme d'augmentation de l'homme, la neuro-médecine suscite des interrogations proches de la génétique, justifiant que le législateur en ait conçu un encadrement très semblable.
Outre l'usage à des fins médicales ou de recherche scientifique, les lois de bioéthique de 2011 ont fait de la France le premier pays au monde à autoriser, dans un texte législatif, le recours à l'imagerie cérébrale dans le domaine judiciaire, par exemple pour déterminer le préjudice subi par une victime, ou la vulnérabilité particulière d'une personne.
Cette utilisation est toutefois soumise à conditions. Le consentement exprès de la personne doit être recueilli préalablement à la réalisation de l'examen, après qu'elle a été dûment informée de sa nature et de sa finalité. Ce consentement est révocable.
Ce qui pourrait changer
Au vu de la quantité et de l'utilité de nouvelles connaissances apportées par l'imagerie cérébrale depuis les années 1970, on voit mal comment le législateur pourrait délibérément freiner l'avancée de la recherche. Plusieurs chercheurs en neurobiologie, comme Pierre-Marie Lledo (Institut Pasteur) ou Olivier Oullier (université Aix-Marseille), ont d'ailleurs anticipé cette éventualité en estimant qu'on ne pouvait freiner la science en la matière.
En revanche, comme dans beaucoup de domaines où les sciences sont intimement intriquées avec les technologies, on peut envisager d'encadrer plus sérieusement certains usages et applications de l'IRM. Ainsi, bien qu'on en soit encore très loin, selon plusieurs neurobiologistes, l'accessibilité à la pensée de l'autre pourrait être strictement limitée, après accord de la personne, aux médecins ou aux psychologues.
Ce que dit l'Église
Pour les évêques de France, les récents résultats en matière de neurosciences, qui montrent une influence de l'environnement sur les neurones (plasticité cérébrale) et même sur l'expression des gènes (épigénétique), ainsi qu'une influence du vécu sur le cerveau, illustrent la nécessité de considérer l'homme non pas comme une "machine vivante", mais comme un ensemble corps-­psychisme-esprit.
Ainsi, le groupe de travail bioéthique de la Conférence des évêques de France indique : "Respecter l'humain, y compris en tentant d'en augmenter les capacités, n'est envisageable qu'au regard de sa complexité et de l'interpénétration de ses dimensions biologique, psychique et spirituelle“.
La Croix

Pas facile de trouver où se loge 

où est la mémoire?
jeudi 17 mai 2018, 06:06 notre mémoire
Jonathan Curot est neurologue au CHU de Purpan (dans ma Ville Rose) et chercheur au CNRS. Dans sa thèse il s'intéresse aux crises d'épilepsie et à la place des souvenirs dans notre cerveau.
L'épilepsie peut être soignée par une opération du cerveau. Lorsque les neurochirurgiens pratiquent ce genre d'opérations, ils ont une fenêtre ouverte sur le cerveau qui permet aux neurologues de travailler sur les souvenirs et la mémoire.
En stimulant électriquement différents endroits de la région temporale interne du cerveau, des effets sur la mémoire sont observés. Jonathan Curot, les décrit dans sa thèse : "Nous avons observé trois effets différents sur la mémoire. D'abord la sensation de déjà-vu, l'impression de revivre une scène, sans image, et sans souvenir clair. Cela est comparable à la madeleine de Proust.
Sans stimulation, cela peut arriver à tout le monde mais c'est un phénomène rare. Il se passe souvent quand on est fatigué ou stressé, c'est un dysfonctionnement de la mémoire. Il arrive aussi que les patients se souviennent très clairement d'un souvenir de leur enfance qu'ils avaient oublié. Certains se revoient sur un chemin, ou dans un moment marquant". C'est le troisième point qui fait la particularité de la thèse de Jonathan Curot : "La troisième réaction à la stimulation électrique est ce que nous appelons le déjà-rêvé. Les patients, conscients, se souviennent d'un rêve qu'ils ont eu. Cela peut être très clair, ou seulement quelques images. Bien qu'ils ne se souviennent pas de ce rêve, ils savent l'avoir rêvé. C'est un phénomène qui a déjà été abordé dans la littérature classique".
La place de la mémoire dans le cerveau
Tous ces effets posent la question de la place de la mémoire dans le cerveau. La science s'y intéresse, et lutte contre certaines croyances ésotériques. "Nous n'avons que des hypothèses pour le moment, avance le chercheur. La science avance à grands pas dans ce domaine. Toulouse est à la pointe, notre prochain objectif est d'isoler les neurones un à un pour analyser leur activité. Grâce aux neurosciences, nous commençons à mieux comprendre ces phénomènes, et à repousser certaines croyances loufoques".
Sans parler de science-fiction, les évolutions dans ce domaine pourraient soigner, par exemple, des personnes victimes d'amnésie. Pour cela il faudrait réussir à être bien plus précis, comme l'explique le neurologue toulousain : "Un gros travail est effectué sur la méthodologie. Pour réussir ces expériences de manière reconductible, il faut tout noter et répéter ce qui marche".



 




Comment se “laver“ si l'on est professionnel

se laver des ondes maléfiques
lundi 16 avril 2018, 08:38 ... de la santé (et de la mort)
Après avoir lu mes mises en garde concernant la visite ou la résidence à proximité des lieux de “morts“, des lieux maudits, une infirmière m'a dit: “nous avons des réunions pour discuter entre-nous ou si nous le souhaitons, nous pouvons demander de l'aide à un service spécialisé d'aide;  d'après ce que j'ai lu de vos textes, je sais maintenant pourquoi je “sentais“ un malaise diffus incompréhensible… difficile à expliquer, j'éprouve des choses que je ne comprends pas, comme s'il me fallait “laver“ mon… âme… alors, on peut “absorber“ des choses invisibles lorsque l'on est dans un hôpital? que puis-je faire pour “nettoyer ces influences négatives de souffrance "envoyées" par les malades et contenues par les murs du lieu où je travaille?".
Tous ces professionnels qui ont approché la mort et la souffrance peuvent ressentir le besoin de se “laver psychiquement“, s'il est possible d'utiliser ce terme. Vous, sapeurs-pompiers, ambulanciers, infirmières, sages-femmes, aides-soignantes, médecins spécialistes en n'importe quelle maladie, enquêteurs judiciaires, légistes, employés de pompe funèbres ou autres professionnels, pouvez trouver une sorte de “lavage“ de ces influences négatives en allant, tout simplement et chaque semaine (ou chaque fois que vous en éprouvez le besoin), vous asseoir -durant au moins deux heures- dans une église, un temple, une synagogue, une mosquée dans lesquels on ne lance pas des messages de haine mais des messages de paix et de bienveillance envers les autres humains. Ce sont des lieux d'amour ou le sacré l'emporte sur le négatif, l'égoïsme, la méchanceté…
Le sacré est cette chose qui nous élève au-dessus de notre misérable condition humaine, qui nous ennobli aussi.
Inutile de prier ou de faire les gestes qui sont usités dans le lieu où vous vous trouvez; restez simplement assis et votre esprit se “lavera“ tout seul dans ces lieux où souffle l'esprit du bien et de l'amour porté à l'autre.
Quelle que soit votre religion ou pas, vous pouvez entrer dans n'importe lieu de culte: un athée peut aussi bien entrer dans une synagogue qu'un temple bouddhiste. Il faut seulement observer en pénétrant dans des lieux de prières comment se comporte les fidèles et vous conformer à ce qu'ils font… pour ne pas subir la vindicte plus ou moins bruyante de ce qui vous prendront pour des importuns. Le mieux encore, est ne pas vous trouver pendant des offices ou des rites religieux. Respectez le lieu où vous avez pénétré pour vous sentir bien… soyez calme et tranquille, faites-vous tout petit, que l'on ne vous voit pas… Restez sagement dans votre coin… profitez-en pour réfléchir à votre vie. En silence total et s'en vous agiter. “Sentez“ les bonnes influences et laissez-vous en imprégner. Pour les chrétiens, d'autres lieux de pèlerinage sont très fortement conseillés: Lourdes, Rocamadour; une église avec Vierge noire, c'est parfait. Les églises, où elles sont installées, sont des lieux telluriques surpuissants. Vous pouvez aussi vous asseoir près d'un dolmen ou menhir, ils sont élevés sur des lieux magnétiques positifs. Inutile d'embrasser un arbre, mais vous pouvez envisager une longue promenade en forêt.
Cela devrait suffire à “nettoyer“ le négatif qui s'accumule sur vous et qui vous fait agir de façon inconsciente afin de pouvoir continuer votre profession si indispensable à la société et choisie selon votre cœur.



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